mardi 27 novembre 2007
Divertissements honorables
Puisqu’il a plu au Très Haut de me voir embrasser la condition de père au foyer sans enfants, il lui est également agréable pour alléger mon sort de me permettre quelques divertissements honorables. J’entends par divertissement honorable la possibilité de relire, voire de réécouter, la chronique matinale de Paul Hermant surtout quand l’audition de cette dernière est perturbée par une certaine machine à café qui ne paye rien pour attendre. La lecture du nouveau blog de Marie Rennard ne souffre d’aucune interférence de machine à café mais constitue aussi un divertissement honorable, comme le blog de ce facétieux où l’on verra cependant que quand on dit que l’on se tait, on risque plus de parler pour ne rien dire que de faire vœux de silence.
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
jeudi 22 novembre 2007
Noble Belgique, ô mère chérie...
Amis lecteurs, compatriotes de tous les pays, je ne voudrais pas vous alarmer inutilement mais la Belgique vit des heures sombres. Je vous le concède, j’écris sombres alors que je pense noires. La Belgique vit des heures si noires que la meilleure des montres suisses ne nous serait pas plus utile qu’une bougie parfumée au cours d’une expédition spéléologique. Pourtant, il ne convient pas de se laisser aller à la dite noirceur. Prenez en exemple ces dizaines de millier de Belges, car les Belges peuvent être des dizaines de millier, qui ont défilé dans les rues de Bruxelles dimanche dernier pour démontrer leur attachement raisonnable au royaume. Vous l’aurez remarqué, je n’étais pas des leurs, car une crise de paludisme me força à consacrer ce dimanche à des lectures inutiles truffées de ces expressions ampoulées et désuètes qui me font tant rigoler. Je me fais donc un devoir de rattraper mon retard en criant : vive le Belgique, terre de contrastes où la tradition s’allie à la modernité et qui renferme tant de richesses : la Grand Place de Bruxelles, la villa gallo-romaine de Basse Wavre, l’abbaye de Villers-la-Ville, les villages troglodytes du Brabant Wallon, les fermes lacustres de Marcinelles, l’ île du Moerbeek, au large de Zeebrugge, qui abrite l’unique colonie de tortues de la mer du Nord, les montagnes entourant Louvain d’où par beau temps l’on aperçoit les neiges éternelles du Coudenberg, les fameuses fresques du temple d’Apollon à Anvers-Antinople (témoignage rare et précieux de la période belgo-hellénique), les lions de Waterloo, les vestiges phéniciens du port de Ostende, les iguanodons de Bernissart…
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
vendredi 9 novembre 2007
En attendant mieux
Le lecteur doué d’entendement aura remarqué très certainement un regain d’inactivité sur ce site au cours de ces dernières semaines. Que le susnommé lecteur se rassure car il n’y a là que l’effet d’une banqueroute, de l’honneur bafoué de la femme d’un colonel bien connu, d’un coup malheureux quoique mortel porté au prince de *** lors d’un duel et d’une retraite précipitée en Italie, habilement déguisée en vacances annuelles. Des divertissements mondains et de bon aloi, je ne vous le fais pas dire, et qui ne devraient nullement porter préjudice au-dit lecteur. Mais si tel devait être le cas, il lui sera permis de se rendre dans les établissements Kesteloot et fils (rue de Gravelines à Saint-Josse) où on lui accordera une réduction intéressante sur les oscillateurs basses fréquences et les pinces ampèremétriques (sur présentation de cet article).
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
jeudi 8 novembre 2007
Dégât collatéral
Si la Belgique éclate un jour… quel nom donnera-t-on aux belgicismes ?
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
