mardi 27 novembre 2007
Divertissements honorables
Puisqu’il a plu au Très Haut de me voir embrasser la condition de père au foyer sans enfants, il lui est également agréable pour alléger mon sort de me permettre quelques divertissements honorables. J’entends par divertissement honorable la possibilité de relire, voire de réécouter, la chronique matinale de Paul Hermant surtout quand l’audition de cette dernière est perturbée par une certaine machine à café qui ne paye rien pour attendre. La lecture du nouveau blog de Marie Rennard ne souffre d’aucune interférence de machine à café mais constitue aussi un divertissement honorable, comme le blog de ce facétieux où l’on verra cependant que quand on dit que l’on se tait, on risque plus de parler pour ne rien dire que de faire vœux de silence.
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
mardi 23 janvier 2007
Barbier pour hommes
Notre ami et cependant confrère M. de ***, me pardonnera de découvrir en partie la correspondance que j’ai l’honneur d’entretenir avec lui. L’intérêt public, le bien commun gagneront aux libertés que je prends avec notre amitié. M. de *** m’informe dans sa dernière lettre de la venue d’un ami étranger et m’interroge sur les amusements qu’il pourrait lui conseiller lors de son séjour. Il ajoute que son ami est un parfait gentleman (pourrait-il en être autrement), qu’il dispose d’une rente confortable, d’un logement parfaitement apprêté dans la capitale et de quelques terres qu’il visite lorsque la vie mondaine se fait pesante. Fort de ces renseignements précis, je puis assurer M. de *** que Bruxelles offre à son ami des divertissements honorables et conformes à son rang. S’il visite le quartier de la chaussée d’Haecht, il trouvera de nombreux commerçants qui se consacrent à l’embrassement de l’état de barbier. Il pourra fréquenter leurs boutiques, à condition de respecter les usages et l’étiquette en vigueur. Ce qui signifie n’émettre qu’un salut discret en entrant, s’asseoir sans adresser un regard aux autres clients et adopter un air bourru en attendant son tour. Je lui recommanderais volontiers de se rendre dans l’établissement où j’ai mes habitudes, car le patron manie le rasoir avec une dextérité inquiétante et brûle les poils disgracieux du visage à l’aide d’un charbon incandescent. Malheureusement, cet artiste n’exerce plus et son unique collègue demeure à Emirdağ où l’on trouve aussi des divertissements honorables.
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
mercredi 6 septembre 2006
Divertissements honorables
Les méthodes et procédés destinés à l’allègement des heures d’incarcération laborieuse varient selon les latitudes et les climats. Si vous êtes assigné à résidence dans un immeuble de la place Flagey, puisque tel est son nom, et que ce bureau est pourvu d’une fenêtre donnant sur la dite place, vous aurez le privilège d’admirer le passage du tram 81 et le ballet gracieux des bus 60 et 38. Selon votre situation, il vous faudra vous pencher quelque peu pour apercevoir le bus 71 qui emprunte la chaussée d’Ixelles toute proche. Dans le cas où la Providence ne vous aurait pas octroyé ces privilèges, vous pourrez visiter les liens suivant avec en plus l’assurance qu’ils forment des divertissements honorables :
- Le gueuloir d’Orlando de Rudder
- Le blog littéraire, dont vous lirez surtout les notes sur, et le nécessaire blog des correcteurs du monde.
- Le dictionnaire arbitraire de Marie Rennard et ses reportages en direct de la rue de la Providence. Notez que la précitée fait œuvre de correctrice et me rapporte les coquilles que commet mon secrétaire.
- N’oubliez pas de rendre une visite de courtoisie à monsieur Grofilley.
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
