mardi 22 août 2006
Cannibalisme du végétarien
Le blog de M. De Rudder, d’habitude recommandable, me surprend par sa sensiblerie. Dans un article du 21 août dernier, l’auteur s’insurge contre la cruauté d’individus, des intégristes végétariens, qui tentent de convertir des chats et des chiens à leur régime. Qu’il me soit permis de rigoler doucement, j’écris doucement pour ne pas blesser la sensibilité quasi adolescente de l’auteur, car les maltraitances ne semblent pas avoir de limites. On me rapporte l’existence de tortionnaires plus radicaux encore qui soumettent des plantes carnivores au végétarisme. Je vous laisse imaginer les troubles digestifs qu’ils font subir à ces dernières. Remarquez au passage qu’une plante végétarienne est cannibale.
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
vendredi 21 avril 2006
Le cas bio
Comme toute ville de pays en voie de développement, Bruxelles compte une proportion raisonnable de magasins d’alimentation biologique. Certes, il ne convient guère à un gentleman de fréquenter de tels lieux et vous vous demanderez justement ce que je pouvais bien y faire l’autre jour, mais il arrive qu’à la faveur d’une averse… enfin, vous voyez ce que je veux dire.
Je ne ramenai rien d’autre de cette visite impromptue qu’une publication gratuite. Mais quelle publication ! Une publication dont Alphonse Allais aurait pu dire qu’elle devrait figurer dans toutes les mains dignes de ce nom. Et ce n’est pas tout car l’Agenda plus, puisque tel est son nom, est doté d’une excroissance numérique où l’on peut s’instruire sur des choses essentielles, comme le tantra.
Si vous ne savez pas ce qu’est le tantra, l’article nous apprend que c’est un mot sanskrit signifiant technique (…) et qui remonte à la nuit des temps, voilà un gage de respectabilité. On apprend aussi qu’au fil des siècles, le tantra s’est scindé en deux branches distinctes : la Voie de la main gauche utilisant des pratiques charnelles pour aboutir à des expériences spirituelles (…), ce qui demande un certain entraînement, et (…) la Voie de la main droite n’utilisant pas de pratiques sexuelles, sans doute réservée à la branlette intellectuelle. Comme la grippe (…) le tantrisme s’est transmis essentiellement par voie orale. Mais ce n’est pas tout, car le tantrisme invite (…) le «goûteur» de vérité à devenir dans l’état psychologique de «la femme qui reçoit l’homme». L'auteur fait référence à la femme qui reçoit l’homme à dîner puisqu’il parle de goûteur. Par contre je ne comprend pas du tout ce qu'il entend par se laisser «pénétrer» par ce qui est - ici et maintenant. Toujours est-il que le but est d’atteindre l’Ultime, conçu ici comme un orgasme total avec l’Univers entier. Voilà qui est jouissif. Et si vous souhaitez vous laisser pénétrer par d’autres vérités, cliquez ici pour lire l’article.
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
vendredi 13 janvier 2006
Nocivité de la mort
Chers contemporains, car je suppose que nous sommes contemporains, nous devrions regretter amèrement que le zèle des membres de l’association GAïA, les défenseurs des droits de l’homme des animaux, se limite à condamner l’usage rituel du foie gras et du gigot d’agneau au cours des fêtes religieuses. Malheureusement, faut-il que les membres de cette association soient aveugles, la cruauté de nos semblables à l’égard de la gent quadrupède et/ou mammifère atteint des proportions inimaginables que je souhaite porter à la connaissance de de tous.
Oui chers contemporains, à l’heure même où j’écris en tremblant ces quelques lignes, sévissent en toute impunité des avaleurs de couleuvres (vivantes), des noyeurs de poissons et des mangeurs de vache enragée. Les cloueurs de becs agissent en plein jour. On me rapporte qu’il y a peu, un individu dont je révèlerai bientôt le nom a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et que certains ont d’autres chats à fouetter. Mais il y a plus grave, j'apprends que des pervers antiphysiques se livrent à leur commerce coupable avec des mouches dont l'arrangement des organes souffre considérablmement de ces pratiques. Et la place me manque pour évoquer ici le scandale de la traite des vaches.
Si le tableau de ces cruautés infligées aux animaux ne suffit pas à soulever votre indignation, laissez-moi conclure en citant GAÏA, qui nous déclare que les abattages rituels (des moutons) mettent en péril la santé animale. Je crains même que ces malheureux animaux risquent de mourir des suites de leur décès.
J'ai bien bien l'honneur de vous saluer.
lundi 9 janvier 2006
Abattage rituel
Les fêtes sont bien finies mais le massacre a encore eu lieu. Comme chaque année à la même période l’holocauste s’est répété. Comme chaque année, les mêmes rites barbares, les mêmes traditions meurtrières pour célébrer un dieu qui n'en demandait pas autant. Comme chaque année, des êtres vivants ont été sacrifiés à la hache, amputés de leurs pieds, traînés sur le sol et arrachés à leur forêt natale. Leurs cadavres finiront dans les chaumières où des êtres qui se disent humains se réjouiront de les voir expirer lentement, avec la satisfaction sadique de se dire qu’une fois de plus la coutume a été respectée, qu’une fois de plus leur dieu a été honoré.
Comme chaque année, leurs dépouilles finiront sur les trottoirs où les autorités complices organisent leur ramassage. Quel dégoût que cette démagogie des politiques qui flattent les bas instincts religieux pour gagner des électeurs. Et ce silence coupable des défenseurs des animaux, pourtant si prompts à condamner les mangeurs de foie gras et le sacrifice rituel des moutons.
Mais il faut que quelqu’un s’élève contre la tradition, au risque de se couvrir d’opprobre et de honte. Il faut que quelqu’un le crie. Arrêtez l’abattage des sapins à Noël !
J’ai bien l’honneur de vous saluer.
